Messes en ligne

Cérémonies en doyenné retransmises depuis la cathédrale de Vence 

sur le site de la paroisse St-Véran-St-Lambert et le compte facebook du 

P.Didier Dubray, Curé de St-Véran-St-Lambert, Administrateur de St-Matthieu 

www.stveran-stlambert.com

MESSES des RAMEAUX

Dimanche 5 avril – 11h

Jeudi Saint  9 avril – 18h30

Messe de la Cène du Seigneur

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Vendredi Saint  10 avril 

Chemin de Croix – 15h

Office de la Passion – 18h30 

Que fête-t-on à Pâques ? - Église catholique en France

     

Samedi Saint 11 avril 

VEILLEE PASCALE – 18h30     

Dimanche 12 avril -11h

Messe du JOUR DE PÂQUES

La fête de Pâques - Chrétiens aujourd'hui

Messes en ligne de la Cathédrale de Vence

Mode d’emploi pour regarder la vidéo transmise 

depuis la Cathédrale de Vence sur un ordinateur

1- Avec le navigateur que vous utilisez généralement, allez sur la page du site de la paroisse 

www.stveran-stlambert.com

2- Vous arrivez sur la page d’accueil 

3- Vous allez sur la rubrique 

Messe en la Cathédrale de Vence 

Vous trouvez alors la phrase : Cliquer ici pour voir la vidéo 

Il faut cliquez avec la souris sur cette phrase. 

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Annonces du 29 mars 2020

 

Paroisse Saint-Matthieu        Communio

29 mars 2020 – Année A –  5ème  dimanche de Carême

1ère lect : Éz 37, 12-14       

Ps : 129

2ème lect : Rm 8, 8-11       

Év. Jn 11, 1-45

CONTRE LA FAIM, 

L’HEURE DE L’ÉCOLOGIE INTÉGRALE A SONNÉ

« S’il est vrai que « les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands», la crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure.»     

Pape François Laudato Si’ & 217. 

« Ce serait une créativité capable de faire fleurir de nouveau la noblesse de l’être humain, parce qu’il est plus digne d’utiliser l’intelligence, avec audace et responsabilité, pour trouver des formes de développement durable et équitable, dans le cadre d’une conception plus large de ce qu’est la qualité de vie. Inversement, il est moins digne, il est superficiel et moins créatif de continuer à créer des formes de pillage de la nature seulement pour offrir de nouvelles possibilités de consommation et de gain immédiat. »                    

Pape François  Laudato Si’ &192.

5ème dimanche de Carême  

« Que vienne le temps des solutions »

CHERCHER UN CHEMIN DE CONVERSION POUR AGIR AVEC AMOUR ET JUSTICE 

« Je vous ramènerai sur la terre d’Israël… vous vivrez ! » (Ez 37). La terre n’est pas pour la mort – il faut sortir de nos tombeaux – mais pour la vie. Elle est à Dieu, pour tous. Oser partager, c’est choisir la vie, la vie éternelle : « c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. » (2 Pierre 3,13). Suivre le Christ c’est choisir de mener une Vie d’hommes et de femmes libres et debout. 

Comment mon engagement au service de la Création est-il source de joie pour moi ? 

Comment est-ce que je partage et je rayonne de ce bonheur de la Vie autour de moi ? 

Vous pouvez laisser vos réponses à ces questions dans le panier près de l’arbre de Carême de nos églises. Elles y seront accrochées anonymement pour faire une floraison de bonnes intentions

OFFRIR UNE ACTION DE GRÂCE AU SEIGNEUR 

Vivre l’espérance Seigneur Dieu, Tu oses nous confier Ta création, Tu prends des risques, Tu te compromets avec nous… Depuis toujours ta création gémit, ta création jaillit sans cesse. Tu nous appelles à changer nos comportements, à humaniser ce monde que Tu nous offres. Toi qui espères en l’homme,  donne-nous d’être proches de ces hommes et de ces femmes  qui, dans leurs différences, ne baissent pas les bras, se cherchent, inventent, bâtissent un avenir. Ensemble, par la force de Ton Esprit, donne-nous d’assumer ces temps difficiles et d’inviter le monde à Ta Joie. Donne-nous d’accueillir et d’oser proclamer à nos contemporains une Parole d’espérance qui s’enracine  dans ton Fils Jésus, mort et ressuscité. 

Auteur inconnu (mej.fr)

CCFD

En 2020, le CCFD-Terre Solidaire poursuit sa mission de lutte pour éradiquer la faim dans le monde et promouvoir un développement qui respecte l’homme, « tout l’homme et tous les hommes » comme avait déjà pu le dire le pape Paul VI en 1967 !

Si le Carême est pour notre association l’occasion d’approfondir notre démarche et de rencontrer le public, il reste que ce temps est pour nous chrétiens une occasion de discerner nos propres pratiques. Nous parlons du développement pour les autres mais qu’en est-il de notre façon de vivre, nous-mêmes et nos communautés paroissiales ?

Les enjeux sont très nombreux : questionnons-nous sur la gestion de nos déchets, traités dans des conditions indignes dans les pays « à faible coût salarial », sur la façon dont nous nous alimentons avec des produits hors saison à bilan carbone impressionnant, ou sur la façon dont nous gaspillons l’énergie.

Le CCFD-Terre Solidaire soutient le label « Église verte » qui concerne plus de 300 communautés catholiques, orthodoxes et protestantes en France. Ce label a l’avantage d’être simple à mettre en œuvre et surtout d’impliquer beaucoup de personnes même en dehors de notre cercle. Chacun, chaque équipe est amenée à vérifier son engagement pour le soin de la création, parce que nous croyons que Dieu se révèle par son œuvre, et qu’il l’a confiée aux hommes pour la cultiver et la garder, parce que la vie sur terre est une bénédiction et montre l’amour de Dieu, et qu’agir pour la préserver est une façon d’aimer son prochain et d’agir pour la justice. 

Ce label nous invite à regarder en profondeur l’impact de notre façon de vivre, aussi bien le mode de chauffage de nos bâtiments que les gobelets en plastique de la kermesse, nos moyens de communication que nos célébrations. 

Le monde dans lequel nous vivons attend de nous non seulement une parole mais aussi le témoignage de comment nous vivons cette transition écologique pour nous-mêmes.

En ces temps particuliers, la collecte prévue au cours des messes du 28 et 29 mars ne peut être organisée.

Vous pouvez envoyer votre don        CCFD-Terre Solidaire         4 rue Jean Lantier          75001 Paris

Ou faire un versement en ligne        https://soutenir.ccfdterresolidaire.org/b/mon-don


« Lazare, viens dehors ! » 

 Frères et Sœurs dimanche prochain nous célèbrerons l’entrée de Jésus à Jérusalem avec la fête des rameaux.

 Sur la route qui le conduit à sa pâque, Jésus pose ce signe du retour à la vie de Lazare, comme un clin d’œil sur le chemin.

      Clin d’œil en direction de ses disciples, en direction de Marthe et Marie, en direction de la communauté juive qui scrute les moindres gestes qu’Il peut accomplir pour le mettre en défaut.

      Clin d’œil en direction de nous tous, baptisés dans sa mort et sa résurrection.

Oui le Christ  vient manifester ce que sera la conclusion de ce chemin.  Plus encore, il vient nous donner les clés pour comprendre ce chemin.

      Première  clé : celle de sortir comme Lazare qui vient dehors à son appel.

Sortir de tous ces lieux de mort, qui aujourd’hui encore, nous empêchent d’être des vivants avec le Christ.

      Deuxième clé : se laisser libérer de tous ces  liens nocifs qui nous entravent pour marcher à la suite du Christ, « déliez-le et laissez le aller »

Frères et sœurs, dans  le contexte que nous vivons, que nous subissons, peut être, faisons le choix, de prendre du temps pour nous poser, afin de regarder qu’est ce qui constitue le trousseau de clés de notre existence pour ouvrir notre Vie.

Mais sur qui ? et sur quoi ? à qui ? et à quoi ?

         Ce qui est sûr, depuis que Jésus est allé jusqu’au bout de son chemin, jusqu’au bout de sa pâque, il nous a transmis cette parole de vie et d’espérance ; clé incontournable pour espérer contre toute espérance.

« Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »

Telle est la question qui nous est posée aujourd’hui encore.

P Didier DUBRAY

Vous pouvez nous rejoindre dimanche à 11h00 pour la messe dans la cathédrale de Vence par le biais de mon compte facebook

https://www.facebook.com/didier.dubray.1

QUESTIONS À MGR CENTÈNE À PROPOS DES MESURES LIÉES AU CORONAVIRUS

  • Suite à la décision administrative préfectorale interdisant les rassemblements collectifs dans le département, n’y a-t-il pas un excès de zèle d’avoir suspendu toutes les messes publiques la semaine dernière et de continuer à les interdire dans les zones de clusters ?

Il n’y a que sur les réseaux sociaux que nous trouvons des gens qui sont experts en toute chose et qui donnent un avis infaillible sur tout. Le bon sens et le réalisme nous font un devoir d’entendre ceux qui sont effectivement compétents et qui sont chargés de prendre des décisions, surtout en mesure de santé publique. En l’espèce, l’Eglise n’est pas l’autorité sanitaire et il est de son devoir d’accepter ses préconisations et même ses conseils. Toute autre attitude relèverait d’une irresponsabilité coupable dont nous aurions à répondre, non seulement devant l’autorité civile, mais en conscience devant Dieu.

  • L’obéissance aux autorités civiles ne cache-t-elle pas une mollesse, une tiédeur ? Jusqu’où l’Église a-t-elle à se soumettre à la loi civile ?

Pour un chrétien l’obéissance aux autorités civiles n’est pas une option facultative, elle est un devoir. C’est ce que nous dit saint Paul dans le chapitre 13 de la Lettre aux Romains : « Que chacun soit soumis aux autorités supérieures, car il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu, et celles qui existent sont établies sous la dépendance de Dieu ; si bien qu’en se dressant contre l’autorité, on est contre l’ordre des choses établi par Dieu, et en prenant cette position, on attire sur soi le jugement. En effet, ceux qui dirigent ne sont pas à craindre quand on agit bien, mais quand on agit mal. Si tu ne veux pas avoir à craindre l’autorité, fais ce qui est bien, et tu recevras d’elle des éloges. Car elle est au service de Dieu pour t’inciter au bien ; mais si tu fais le mal, alors, vis dans la crainte. En effet, ce n’est pas pour rien que l’autorité détient le glaive. Car elle est au service de Dieu : en faisant justice, elle montre la colère de Dieu envers celui qui fait le mal. C’est donc une nécessité d’être soumis, non seulement pour éviter la colère, mais encore pour obéir à la conscience. C’est pour cette raison aussi que vous payez des impôts : ceux qui les perçoivent sont des ministres de Dieu quand ils s’appliquent à cette tâche.  Rendez à chacun ce qui lui est dû : à celui-ci l’impôt, à un autre la taxe, à celui-ci le respect, à un autre l’honneur.» ( Rm 13, 1-7)

Il le redit dans la lettre à Tite: « Rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien.» (Tite 3, 1)L’appartenance à l’Eglise ne dispense pas d’obéir aux lois de la cité, dans leur ordre de légitimité temporelle.

  • Saint Pierre ne dit-il pas qu’il faut « obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 27) ?

Il ne s’agit pas du même contexte mais d’une circonstance où des hommes, en l’occurrence le grand prêtre et le conseil suprême, voulaient empêcher les apôtres de prêcher et enseigner au nom de Jésus. C’est le salut qui est en cause ici et pas l’obéissance aux lois qui organisent la cité. Cette réponse de Pierre fonde l’objection de conscience vis-à-vis de ce qui pourrait compromettre le salut éternel et s’opposer au plan de Dieu. Mais, en ce qui concerne l’obéissance aux autorités civiles, on ne peut pas opposer Pierre à Paul. Saint Pierre écrit d’ailleurs dans sa première lettre : « Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit à l’empereur qui est souverain, soit aux gouverneurs qui sont ses délégués pour punir les malfaiteurs et reconnaître les mérites des gens de bien. » (1 P 2, 13-14)

Jésus lui-même n’était pas un zélote, révolté contre l’autorité romaine ; interrogé sur l’obligation de payer l’impôt à César, il a répondu : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu» (Lc 20, 25). Lui-même s’est soumis aux autorités jusqu’à recevoir d’elles la mort. Il n’a pas appelé à son secours « des légions d’anges » (Mt 26, 53)et il voit dans son arrestation l’accomplissement des Ecritures (Mt 26, 54). C’est même par son obéissance qu’il nous sauve et qu’il est glorifié : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. » (Ph 2, 6-11)

Nous ne pouvons pas réagir systématiquement comme si les lois civiles étaient intrinsèquement opposées à la loi de Dieu et devaient faire l’objet d’une résistance opiniâtre de la part de l’Eglise. L’obéissance aux lois qui organisent la Cité n’est pas une concession faite par mollesse, elle est un devoir de la part du chrétien. Si chaque citoyen ou chaque communauté n’obéissait qu’aux lois qu’il se donne à lui-même, la société retournerait au chaos.

  • Les martyrs n’ont-ils pas fait preuve de cette résistance ?

Il faut encore une fois comparer ce qui est comparable. Les martyrs ont été confrontés à des lois qui s’opposaient à la loi de Dieu et qui compromettaient leur salut et celui de leurs frères, pas à des lois qui concernaient le maintien de la santé publique et la lutte contre une épidémie. Leur témoignage s’est fait au prix de leur propre vie et pas au péril de la santé et de la vie de leur prochain. Leur témoignage était basé sur le commandement de l’amour de Dieu et du prochain, et s’ils ont accepté joyeusement la mort, dans l’espérance de la vie éternelle, ils ne l’ont pas procurée à leurs frères. Dieu est le Dieu de la vie pas de la mort.

  • Les prêtres pourraient-ils arguer de la clause de conscience pour célébrer la messe publiquement, malgré tout, dans les zones d’infestation du virus ? Et les fidèles pour y assister ?

Si l’assistance à la messe quotidienne était une nécessité indispensable au salut, une clause de conscience pourrait jouer, mais ce n’est pas le cas. Participer à la messe en semaine est d’une grande fécondité spirituelle mais n’est pas une obligation demandée par l’Église. Quant à l’obligation de participer à la messe du dimanche, elle est un commandement de l’Eglise et donc l’Eglise peut, en constatant des cas d’impossibilité ou d’épreuve, en donner temporairement dispense. Sanctifier le jour du Seigneur est le troisième commandement de Dieu. Traduire ce précepte par l’assistance à la messe dominicale est le deuxième commandement de l’Eglise. Le chrétien qui est dans l’impossibilité de s’y conformer trouvera d’autres modalités pour sanctifier le jour du Seigneur. Mais en tout état de cause, l’Eglise qui donne ce deuxième commandement est à même d’en dispenser les fidèles pour des raisons graves. Même en l’absence de décision de l’évêque, les prêtres pourraient en dispenser les fidèles qui leur sont confiés si les nécessités l’imposaient.

  • Quelle légitimité y a-t-il à traduire sur le plan liturgique des mesures sanitaires préconisées par le préfet (communion dans la main, bénitiers vidés, pas de geste de paix) ?

Il est bien évident que le préfet n’est pas l’ordonnateur de la liturgie, mais la légitimité de traduire en termes liturgiques les dispositions sanitaires vient de la nature même des choses. Des mesures générales qui ne seraient pas traduites par des attitudes et des pratiques concrètes n’auraient aucune efficacité. Or le but des mesures sanitaires est d’être efficace. En interdisant les rassemblements, les autorités sanitaires cherchent à éviter les contacts qui sont vecteurs de la transmission du virus.

Pour ce qui est de la communion, j’entends souvent l’objection que les mains ne sont pas plus propres que la langue, qu’elles sont le principal vecteur de transmission du coronavirus, ou qu’en donnant la communion dans la bouche le prêtre n’a pas plus de contacts avec les communiants qu’en la donnant sur la main. C’est oublier que le coronavirus est responsable d’une maladie respiratoire et qu’il est présent dans les gouttelettes qui constituent l’haleine, dans les respirations, et que le souffle même est un vecteur de transmission en particulier lorsque le communiant est debout. Si nous sommes atteints d’une maladie respiratoire, s’abstenir de communier dans la bouche est une précaution, une délicatesse vis-à-vis des personnes qui communieront après nous et que nous pourrions contaminer. Il ne s’agit pas d’interdire la communion dans la bouche, qui est le mode normal et traditionnel de recevoir la communion, mais, chaque mode présentant des risques, de recommander à chacun de prendre les précautions nécessaires pour garantir le précepte de la charité qui est le résumé et la source de tous les commandements.

C’est la raison pour laquelle j’ai recommandé de faire une communion spirituelle.

Personne ne peut revendiquer les sacrements comme un dû, ils sont toujours un don de Dieu que personne ne peut revendiquer au mépris de la charité. Et le temps d’épreuve présent nous invite à nous demander encore plus si, à chaque fois, nous nous préparons assez dignement à recevoir ce don.

Il est d’autant plus légitime de traduire sur le plan liturgique les mesures sanitaires que les personnes qui participent à nos liturgies constituent souvent un public fragile sur lequel le coronavirus peut avoir des conséquences très graves. « Nous les forts, nous devons porter la fragilité des faibles et non faire ce qui nous plait. » (Rm 15, 1)

  • Pourquoi, plutôt que d’inviter les gens à prier individuellement, ne pas proposer des prières collectives, des processions pour intercéder avec plus de ferveur pour les malades ?

Je sais bien que l’on fait souvent appel à un passé idéalisé pour juger ce qui se fait concrètement aujourd’hui. Autrefois, en période d’épidémie, on se rassemblait pour prier. Nous ne dédaignons pas les prières publiques et, dimanche dernier, nous sommes allés en pèlerinage à Pontivy prier Notre-Dame-de-Joie qui est intervenue dans le passé pour protéger nos ancêtres contre une épidémie. Mais les hommes du XIVe ou du XVIIe siècle n’avaient pas les notions de prophylaxie que nous avons aujourd’hui. Leur science et leur industrie étaient très limitées. Et après avoir utilisé les médicaments sommaires qu’ils avaient pu concevoir, ils n’avaient pas d’autre recours que la prière. Dieu leur venant en aide palliait les insuffisances inhérentes à leur temps et à leur degré de connaissance. Aujourd’hui aussi, Dieu le fera ! Mais en attendant, nous devons, selon le principe de saint Ignace, agir comme si tout dépendait de nous et prier en sachant que tout dépend de Dieu.

Prier pour avoir la santé sans prendre aucune précaution pour empêcher la maladie de s’étendre, ce n’est pas de la foi, c’est du fidéisme. Pire même, c’est tenter Dieu. Le premier dimanche de carême, nous avons lu dans l’Evangile le récit des tentations de Jésus. Sommé par le diable de se jeter du haut du temple au motif que Dieu enverrait son ange « pour que son pied ne heurte les pierres », Jésus a répondu : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ».

  •  N’est-ce pas un manque de foi de penser que les saintes espèces, corps et sang de Notre Seigneur de Jésus-Christ, pourraient être vecteur de maladie ou de mort ?

Là encore, attention au fidéisme. La transsubstantiation change l’identité mais pas les accidents. Les espèces et apparences du pain et du vin demeurent et restent soumises aux lois de la nature. Une hostie consacrée abandonnée dans un endroit humide se détériore, livrée aux flammes elle brûle et la présence réelle ne demeure que tant que dure le signe du pain. Quelques miracles eucharistiques célèbres et retentissants, échappant à ces lois naturelles, nous ont été donnés pour augmenter notre foi. Mais ce sont des miracles ! Nous ne pouvons demander à Dieu de réaliser un miracle permanent pour pallier nos manques de prudence. Les virus ne se désactivent pas plus en entrant dans une église catholique qu’ils ne le font en entrant dans un temple protestant. « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Rappelons-nous ce récit humoristique mais plein de sens :

« Lors de terribles inondations, un village est sur le point de se faire engloutir. Toute la population est évacuée par les pompiers, sauf le curé de ce village qui tient à rester.
– Mais pourquoi ? Tout va disparaître !!
– N’ayez crainte, c’est Dieu qui me sauvera.


Tout le monde part, et le curé reste seul dans son église, les pieds dans l’eau, à prier.
Plus tard, l’eau a atteint le premier étage, et des pompiers sur un Zodiac arrivent près de la fenêtre :
– Montez, mon Père, montez !!
– Non, Dieu me sauvera, je le sais, je dois prouver ma foi.


Lorsque l’eau a continué de monter, le curé est en haut du clocher, un autre Zodiac des pompiers arrive auprès de lui. Même scénario, le curé refuse l’aide.
L’eau continue de monter ……..et le curé se noie.

Il arrive aux portes du Paradis et dit :
– Vraiment mon Dieu, je ne comprends pas. J’ai passé ma vie à Te prier, à Te servir, toute ma vie T’a été dévouée, et Tu n’as rien fait pour me sauver!

Et Dieu lui dit :
– Mais si ! Je t’ai envoyé les pompiers trois fois, mais tu n’en as pas voulu. »


Message Paroisse Saint Matthieu

Voici  un message de la part de notre administrateur  et de notre économe.

Chers frères et sœurs, 

En cette période de confinement, il est offert aux catholiques de participer à ce geste liturgique qu’est la quête.

Pour ceux qui le souhaitent, comme nous le faisons   chaque dimanche à la quête, continuons  à donner.

Une solution s’offre à nous tous.

Voir le lien ci-dessous.

https://donner.catholique.fr/quete/~mon-don?_cv=1

Ce don est essentiel pour la vie matérielle de notre paroisse. 

Une plateforme temporaire de collecte en ligne est mise en place au plan national.

Les montants versés sur cette plateforme  rapide et sécurisée, seront intégralement reversés aux diocèses qui, eux-mêmes, les reverseront aux paroisses.

N’oubliez pas de mettre le nom de notre paroisse

 St Matthieu dans la case correspondante.

Père Didier Dubray curé et Michele Bottin économe de la paroisse

La journée du 27 mars 2020

Message de Mgr André MARCEAU

Le pape François invite les chrétiens à s’unir à lui – par vidéo – 
le 27 mars 2020 à 18h : il présidera un temps de prière qu’il 
conclura par la bénédiction 
Urbi et Orbi (à la ville et au monde). Un geste exceptionnel en 
temps de pandémie, puisque cette bénédiction particulière, qui 
confère l’indulgence plénière, est donnée traditionnellement 
à Noël et à Pâques, ainsi qu’à l’élection d’un nouveau pape.
 
Ce temps de prière retransmis en direct aura lieu sur le parvis 
de la basilique vaticane, la place Saint-Pierre « vide ».
 
« J’invite tout le monde à participer spirituellement à travers 
les moyens de communication, a poursuivi le pape. Nous écouterons 
la Parole de Dieu, nous élèverons notre supplication, nous adorerons 
le Saint Sacrement, avec lequel je donnerai à la fin la bénédiction
Urbi et Orbi. » A cela s’ajoutera « la possibilité de recevoir
l’indulgence plénière ».
 
« Nous voulons répondre à la pandémie du virus par l’universalité 
de la prière, de la compassion, de la tendresse, a-t-il affirmé.
Restons unis. Faisons sentir notre proximité aux personnes les 
plus seules et les plus éprouvées. »
 
D’ordinaire, la bénédiction Urbi et Orbi confère l’indulgence 
plénière aux conditions habituelles prévues par l’Eglise 
(confession, communion et prière aux intentions du pape). 
Dans la situation actuelle, précise le directeur du Bureau de 
presse du Saint-Siège Matteo Bruni, tous ceux qui s’uniront
spirituellement à ce moment de prière par les médias recevront
l’indulgence plénière selon les conditions rendues publiques 
par la Pénitencerie apostolique l’avant-veille.
 
Dans un décret, elle disposait que l’indulgence plénière soit
accordée « aux fidèles affectés par le Coronavirus » en 
quarantaine dans les hôpitaux ou chez eux, ainsi qu’aux 
soignants, aux proches et à ceux qui assistent les malades 
en s’exposant au risque de la contamination. Et de même « aux 
fidèles qui offrent la visite au Saint-Sacrement, ou l’adoration
eucharistique ou la lecture de la Bible durant au moins une 
demi-heure, ou la récitation du chapelet, ou le Chemin de croix, 
ou la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde, pour implorer 
de Dieu Tout-Puissant la fin de l’épidémie, le soulagement pour 
ceux qui en sont affectés et le salut éternel de ceux que le Seigneur 
a appelés à lui ».
 
Les conditions de l’indulgence sont l’union spirituelle à la messe, 
au chapelet, au Chemin de croix ou à d’autres dévotions grâce 
aux moyens de communication, ou au moins la prière du Credo, du 
Notre Père et une invocation à la Vierge Marie, « en offrant cette
épreuve dans un esprit de foi en Dieu et de charité envers les 
frères, avec la volonté de réaliser les conditions habituelles 
dès que cela sera possible ».
 
Ces initiatives comme toutes celles nombreuses en notre diocèse 
sont la manifestation concrète de notre volonté de « rester unis ».
En vivant ces temps, en nous connectant pour vivre un chemin de 
croix, le chapelet, la messe sur les réseaux sociaux, nous 
gardons les signes de la communion entre nous autour du Christ.
Je remercie toutes celles et ceux qui dans les paroisses du 
diocèse et par les services (catéchèse, aumôneries…) favorisent 
ce lien ecclésial.
Je vous rejoins toujours avec joie pour qu’ensemble, en ce temps 
bien particulier, au souffle de l’Esprit « venu sur Marie » notre
diocèse poursuive sa route missionnaire.
Je vous tiendrai au courant des initiatives diocésaines concernant 
les catéchumènes et les célébrations des scrutins et des baptêmes, 
la Vigile de Pentecôte et les confirmations…
Que votre fidélité à la prière, à la lecture de la Parole de Dieu 
et au service du frère (solidarité, entraide, partage) ne 
faiblisse pas.
Portons-nous les uns les autres dans la prière et la charité.
Chaque jour, je célèbre la messe à toutes les intentions de ce 
temps, pour le diocèse et pour vous.
 
Mgr André MARCEAU

Message du père Didier DUBRAY

Chers paroissiens,
 
Comme convenu, voici le deuxième mot du Curé que vous pourrez 
retrouver sur le site de notre paroisse.
 
Un mot pour prendre des nouvelles et s’en donner pour nourrir
modestement avec bien d’autres propositions de l’église 
universelle et diocésaine ce temps de désert imposé pour en 
faire un temps de grâce.
 
Lors de notre célébration des cendres nous avons entendu dans
l’évangile qui était proclamé, les trois piliers de ces 40 jours 
de carême, le jeûne, la prière, et le partage.
 
Ces mots, ces actions prennent une toute autre coloration avec 
le temps que nous avons à vivre. Je voudrais m’arrêter avec vous 
sur le jeûne.
 
Oui, dans le temps qui est le nôtre et dans la situation qui est 
la nôtre  de quoi nous faut-il jeûner?
 
Pour les actifs comme pour les retraités, il nous faut nous 
confronter à la réalité d’un vide nécessaire, pour le bien de tous 
et pour éradiquer ce virus (Confinement).
 
L’être humain ne supportant pas le vide, beaucoup vont le remplir 
de multiple manière (hyper présence sur les réseaux sociaux, 
télévision en boucle nous racontant les mêmes choses, ou tant 
et tant d’autres choses………..
 
Pourtant, ne nous faut-il pas consentir à ce vide pour jeûner de 
tout ce qui fait notre quotidien et ouvrir enfin un espace 
ou les autres et Dieu pourront venir trouver leur place ?
Notre foi, s’enracine sur le vide d’un tombeau, un vide qui appelle 
à la vie.
Alors de nouveau, posons un acte de foi et de conversion dans la
situation qui est la nôtre  pour jeûner de tout ce qui est futile 
et laisser notre Dieu nous parler au cœur du désert.
 
Prenez soins de vous
Père Didier

Réflexions de Carême

1/ Léon Ier le Grand fut pape de 440 à 461. Il est considéré comme
saint et docteur de l'Église par l'Église catholique romaine. 
Il est connu pour son intervention dans les controverses
christologiques du Vème siècle : sa position doctrinale exprimée 
dans le Tome à Flavien fut adoptée comme la doctrine orthodoxe 
au concile de Chalcédoine en 451. Face au délitement du pouvoir
impérial, Il négocia en 452 avec Attila la retraite des hordes 
Huns et en 455 avec Genséric la survie de Rome.

Léon le Grand (?-v. 461). Quatrième sermon pour le Carême, 1-2 
(trad. SC 49 bis, p. 101 rev.)
« Voici maintenant le jour du salut ! » Certes, il n'est pas de 
saison qui ne soit pleine des dons divins ; la grâce de Dieu nous
ménage en tout temps l'accès à sa miséricorde. Pourtant, c'est
maintenant que tous les coeurs doivent être stimulés avec plus
d'ardeur à leur avancement spirituel et animés de plus de confiance,
car le jour où nous avons été rachetés nous invite, par son retour, 
à toutes les oeuvres spirituelles. Ainsi célébrerons-nous, le corps 
et l'âme purifiés, le mystère qui l'emporte sur tous les autres : 
le sacrement de la Pâque du Seigneur.

De tels mystères exigeraient un effort spirituel sans défaillance...
en sorte que nous demeurions toujours sous le regard de Dieu, 
tels que devrait nous trouver la fête de Pâques. Mais cette force
spirituelle n'est le fait que d'un petit nombre d'hommes; pour nous 
au milieu des activités de cette vie, par la faiblesse de la chair, 
le zèle se détend... Pour rendre la pureté à nos âmes, le Seigneur 
a donc prévu le remède d'un entraînement de quarante jours, au cours
desquels les fautes des autres temps puissent être rachetées par les
bonnes oeuvres et consumées par les saints jeûnes... Prenons donc
soin d'obéir au commandement de l'apôtre Paul : « Purifiez-vous de
toute souillure de la chair et de l'esprit » (2Co 7,1).

Mais que notre manière de vivre soit en accord avec notre abstinence.
Le tout du jeûne n'est pas dans la seule abstention de nourriture ; 
il n'y a aucun profit à soustraire les aliments au corps si le coeur 
ne se détourne pas de l'injustice, si la langue ne s'abstient pas de 
la calomnie... Ce temps, c'est celui de la douceur, de la patience, 
de la paix...; aujourd'hui, que l'âme forte s'habitue à pardonner 
les injustices, à compter pour rien les affronts, à oublier les
injures... Mais que la retenue spirituelle ne soit pas triste ; 
qu'elle soit sainte. Qu'on n'entende pas le murmure des plaintes, 
car à ceux qui vivent ainsi la consolation des joies saintes ne
manqueront jamais.
2/ Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux, né en 1090 à 
Fontaine-lès-Dijon et mort le 20 août 1153 à l'abbaye de Clairvaux, 
est un moine bourguignon, réformateur de la vie religieuse catholique.
Directeur de conscience et important promoteur de l'ordre cistercien
(ou ordre de Cîteaux), il recherche l'amour du Christ par la
mortification la plus dure.

Bernard de Clairvaux (1091-1153) Sermon 1 pour le premier jour du
carême,1,3,6 (trad Brésard, 2000 ans B, p. 84)

« Alors ils jeûneront »

Pourquoi le jeûne du Christ ne serait-il pas commun à tous les
chrétiens ? Pourquoi les membres ne suivraient-ils pas leur Tête ? 
(Col 1,18). Si nous avons reçu les biens de cette Tête, n'en
supporterions-nous pas les maux ? Voulons-nous rejeter sa tristesse 
et communier à ses joies ? S'il en est ainsi, nous nous montrons
indignes de faire corps avec cette Tête. Car tout ce qu'il a 
souffert, c'est pour nous. Si nous répugnons à collaborer à l'oeuvre 
de notre salut, en quoi nous montrerons-nous ses aides ? 
Jeûner avec le Christ est peu de chose pour celui qui doit s'asseoir
avec lui à la table du Père. Heureux le membre qui aura adhéré en 
tout à cette Tête et l'aura suivie partout où elle ira (Ap 14,4).
Autrement, s'il venait à en être coupé et séparé, il sera forcément
privé aussitôt du souffle de vie...

Pour moi, adhérer complètement à toi est un bien, ô Tête glorieuse 
et bénie dans les siècles, sur laquelle les anges aussi se penchent
avec convoitise (1P 1,12). Je te suivrai partout où tu iras. 
Si tu passes par le feu, je ne me séparerai pas de toi, et ne 
craindrai aucun mal, car tu es avec moi (Ps 22,4). Tu portes mes
douleurs et tu souffres pour moi. Toi, le premier, tu es passé par
l'étroit passage de la souffrance pour offrir une large entrée aux
membres qui te suivent. Qui nous séparera de l'amour du Christ ? 
(Rm 8,35)... Cet amour est le parfum qui descend de la Tête sur la
barbe, qui descend aussi sur l'encolure du vêtement, pour en oindre
jusqu'au plus petit fil (Ps 132,2). Dans la Tête se trouve la 
plénitude des grâces, et d'elle nous la recevons tous. 
Dans la Tête est toute la miséricorde, dans la Tête le débordement 
des parfums spirituels, comme il est écrit : « Dieu t'a oint d'une
huile de joie » (Ps 44,8)...

Et nous, qu'est-ce que l'évangile nous demande en ce début du carême ?
« Toi, dit-il, quand tu jeûnes, oins de parfum ta tête » (Mt 16,17).
Admirable condescendance ! L'Esprit du Seigneur est sur lui, il en a
été oint (Lc 4,18), et pourtant, pour évangéliser les pauvres, il leur
dit : « Oins de parfum ta tête ».

Annonciation du Seigneur

Homélie du père Didier DUBRAY en ce Mercredi 25 Mars 2020

Frères et sœurs, proches par la magie de la technique ou de l’informatique, c’est avec la parole de l’ange Gabriel à Marie que je nous invite à vivre et célébrer en communion avec toute l’église cette fête de l’Annonciation.

Oui, « sois sans crainte, Marie » telles sont les paroles de  l’ange du Seigneur  porteur de bonnes nouvelles qui fait éruption dans la vie de cette jeune fille pour lui annoncer qu’elle va être mère de Dieu.

Et, il faudrait qu’elle n’ait pas de crainte !!! Quelle plaisanterie ! Les craintes pour Marie sont multiples et sans faire de la psychologie à deux sous, on peut facilement la comprendre.

Jeune fille promise en mariage, elle va se trouver enceinte hors mariage… Première crainte.

Le sort de ces femmes-là, est assez simple si l’on peut dire, la lapidation sans discussion… Deuxième crainte.

Elle va être mère de Dieu, elle va porter un enfant sans intervention humaine, par l’opération du St Esprit  aux dire de l’ange… Troisième crainte.

Devant cette trinité de craintes sérieuses,  résonne la parole de foi de Marie « voici la servante du Seigneur,  que tout m’advienne selon ta parole ».

Les craintes sont là et prises en compte mais la foi bannit la crainte dit St Paul. La foi n’efface pas la crainte mais elle accompagne et aide à dépasser ces craintes et nous donne la force d’avancer… «  si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal »

Ce texte, frères et sœurs, entendu dans la situation qui est la nôtre, peut venir nourrir notre façon de voir le temps qui nous est donné à vivre, à subir peut être, et nous aider à le regarder avec plus de sérénité et de paix.

Loin de moi de faire l’impasse sur le drame qui touche notre planète, loin de moi  de faire résonner les cymbales des prophètes de malheur qui nous inondent de leur messages via les réseaux sociaux; il nous faut, et là est notre responsabilité, à la manière de Marie, nous enraciner dans cette Parole de Dieu, pour comme Marie, la porter et la mettre au monde, dans ce monde souffrant, blessé qui est le nôtre.

Peu de temps après, Marie se mettra en route pour visiter sa cousine Elisabeth.

Au cœur de notre confinement et en le respectant, quels sont ces lieux, ces personnes que nous avons à visiter pour être signe d’une parole d’Esperance contre tout espérance.

Amen

Didier DUBRAY curé de St Véran St Lambert

Administrateur de St Matthieu

Mgr André MARCEAU : Vivre le 25 mars

Dans un message adressé « aux catholiques et à tous nos concitoyens », les Évêques de France souhaitent que cette journée soit un temps fort « national » et portée par la prière. Marie de l’Annonciation, Marie de l’Incarnation sera notre guide.

Nous sommes invités à 15h30 à nous unir au chapelet récité à la grotte de Lourdes  pour :

1/ entrer dans le chemin de foi de Marie

2/ éclairer notre route de ses propres paroles de femme croyante.

3/ nous confier – et surtout tous les malades – à la Mère qui a été au pied de la Croix, à celle qui prie pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ». Prier les uns pour les autres.

Nous sommes invités à 19h30 à :

1/ ouvrir nos fenêtres et à communier à la volée des cloches, signe porté «  de notre fraternité et de notre espoir commun ». Nous penserons à tous les acteurs de santé, de solidarité, de service et les responsables politiques de notre pays.

2/ allumer une ou des bougies. « Que la lumière brille » au cœur de nos situations difficiles – Que chacun soit responsable et porteur de vie.

3/ lire seul ou en famille le récit de l’Annonciation à Marie (Lc 1, 26-38).

Accueillons aussi l’invitation du Saint Père pour ce même jour. Le 22 mars 2020, lors de l’Angélus, le Pape François a invité tous les chrétiens en « une prière unanime », face à la pandémie du coronavirus, à réciter le Notre Père à midi.

« Au jour où de nombreux chrétiens font mémoire de l’annonce de l’Incarnation du Verbe à la Vierge Marie, que le Seigneur écoute les prières unanimes de tous ses disciples qui se préparent à célébrer la victoire du Christ ressuscité ». Pape François.

Que votre fidélité à la prière, à la lecture de la Parole de Dieu et au service du frère (solidarité, entraide, partage) ne faiblisse pas. Portons-nous les uns les autres dans la prière et la charité. Chaque jour, je célèbre la messe à toutes les intentions de ce temps, pour le diocèse et pour vous.  Je vous confie à Marie :

Sous l’abri de ta miséricorde,
nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières
quand nous sommes dans l’épreuve.
Mais de tous les dangers
délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse.
(Sub tuum)

Annonces du 22 mars 2020

4ème dimanche de Carême –  Année A

1ère lect : Sam 16, 1b.6-7.10-13a  Ps. 22  2ème lect : Eph 5, 8-14 Év. Jn 9, 1-41

CONTRE LA FAIM, L’HEURE DE L’ÉCOLOGIE INTÉGRALE A SONNÉ

« L’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel, parce qu’il détermine la survie des personnes, et par conséquent il est une condition pour l’exercice des autres droits humains. Ce monde a une grave dette sociale envers les pauvres qui n’ont pas accès à l’eau potable, parce que c’est leur nier le droit à la vie, enraciné dans leur dignité inaliénable. » Pape François « Laudato Si » &30

CHERCHER UN CHEMIN DE CONVERSION POUR AGIR AVEC AMOUR ET JUSTICE

Les crises de la biodiversité, climatique, de l’eau… sont bien là. L’aveugle-né répond aux pharisiens : « Je vous l’ai déjà dit et vous n’avez pas écouté ! ». Le Carême invite à l’audace : regarder avec le cœur (1S 6), discerner le bien commun, chercher la bonté, la justice, la vérité (Ep 5). Souvent nous n’écoutons pas ou nous ne voulons pas voir. Par facilité, par manque de temps, parce que noyés sous le torrent des informations nous avons du mal à aller à l’essentiel.

OFFRIR UNE ACTION DE GRÂCE AU SEIGNEUR

Écoute la voix du Seigneur Prête l’oreille de ton cœur. Tu entendras que Dieu fait grâce, tu entendras l’Esprit d’audace. Toi qui aimes la vie Ô toi qui veux le bonheur, Réponds en fidèle ouvrier de sa très douce volonté Réponds en fidèle ouvrier de l’Évangile et de sa paix Écoute la voix du Seigneur, prête l’oreille de ton cœur. Tu entendras crier les pauvres, tu entendras gémir ce monde.

DONNER L’ACCÈS À L’EAU POUR BIEN COMMUN

Les effets du réchauffement climatique sont déjà visibles dans toutes les régions du monde : ouragans et typhons, épisodes de canicules à répétition, incendies dévastateurs, vagues de chaleur et de sécheresse, dégradation des sols, disparition sans précédent d’espèces animales et végétales… Et les prévisions des scientifiques du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sont alarmantes pour les années à venir si nous ne réduisons pas les émissions de gaz à effet de serre : l’élévation du niveau de la mer menace des millions de personnes vivant près des fleuves, dans les deltas, près des côtes. L’insécurité alimentaire va encore progresser avec des rendements agricoles à la baisse, une augmentation des prix des denrées, la surpêche…Si rien ne change, 600 millions de personnes supplémentaires souffriront de la faim en 2080 selon l’ONU.

Face à cette crise environnementale, le CCFD-Terre Solidaire appelle à plus de solidarité internationale. N’oublions pas que de nombreuses nations qui polluent le moins sont souvent les plus touchées par les impacts du changement climatique. L’association exhorte les États à agir concrètement et de manière urgente pour lutter contre le réchauffement. Lutter contre la faim et les effets dévastateurs du changement climatique relève du même combat.

À nous aussi d’œuvrer pour opérer cette transition écologique indispensable. Dans notre vie de tous les jours, en limitant notre consommation de viande, en privilégiant des transports collectifs, en renonçant à un suréquipement d’objets électroniques… ces actions sont à la portée de chacun et de chacune. Elles prennent tout leur sens lorsque nous soutenons en cohérence les actions collectives ici et dans le monde qui engagent la transition vers une nouvelle société.

En ce temps de Carême et de partage, ayons l’audace de regarder en face les phénomènes en cours, de ne pas avoir peur et de devenir acteur du changement à notre échelle. Tous les dons collectés amènent ce temps des solutions, aujourd’hui indispensable !  En ces temps particuliers, la collecte prévue au cours des messes du 28 et 29 mars ne peut être organisée.

1/ Vous pouvez envoyer votre don : CCFD-Terre Solidaire – Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement – Terre Solidaire 4 rue Jean Lantier 75001 Paris

2/ Ou faire un versement en ligne : https://soutenir.ccfd-terresolidaire.org/b/mon-don

Le mot de notre diacre  Henri MARÇON

Comme chaque année, à la demande des évêques de France, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD-Terre Solidaire) anime la collecte de carême. Aujourd’hui, nous sommes tous préoccupés, à juste titre, par la situation de précarité de beaucoup de nos compatriotes. C’est normal, naturel et nécessaire. Avons-nous pour autant le droit de nous désintéresser des millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui, souvent loin de nous, souffrent de malnutrition, de manque d’eau potable, de centres de santé, d’écoles ? Avons-nous le droit d’oublier cette dimension internationale de la charité à laquelle l’Église catholique tient tant et dont le CCFD-Terre Solidaire est un des acteurs majeurs en France ? Lutter contre le scandale de la faim est malheureusement toujours d’actualité : 821 millions de personnes souffrent de la faim. Cette lutte rejoint la protection de la planète à laquelle nous appelle le pape François dans son encyclique “Laudato Si”.

Vous avez pu voir dans l’église l’affiche “l’heure de l’écologie intégrale a sonné”. Face à ce défi, que propose le CCFD-Terre Solidaire ?

1/ Il soutient 682 projets dans 69 pays, en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud et en Europe de l’Est qui répondent à la demande de nos partenaires locaux.

2/ Il soutient surtout les petits paysans. En effet, 70% des personnes qui ont faim appartiennent au monde paysan. Ceci représente un réel paradoxe.

Il faut les aider à se regrouper pour lutter contre l’accaparement des terres par de grosse sociétés ou par des États et leur permettre de protéger et développer l’agriculture familiale, en utilisant de semences locales et en favorisant les échanges locaux.Ce souci de respecter la nature et de consommer local nous le retrouvons ici chez nous. Merci pour votre soutien, vos dons, fruits de vos efforts de partage de Carême.

Annonces de la semaine

Tous les Accueils paroissiaux sont fermés et le secrétariat assuré à distance — e-mail : stmatthieu06@wanadoo.fr site paroissial : st-matthieu.fr

Toutes les informations du diocèse de Nice et pour suivre la messe en video : https://nice.catholique.fr

Lectures du jour : https://www.aelf.org

Mgr BONFILS :  PAROLES DE FOI POUR TEMPS D’EPIDEMIE

1. Nous vivons aujourd’hui avec le coronavirus un temps difficile et le chrétien doit le regarder avec une foi paisible et éclairée par la lumière de la raison et celle de la Parole de Dieu. Cela veut dire qu’il faut d’abord réfléchir et ne pas s’affoler.

2. L’épidémie de coronavirus n’est pas une punition de Dieu sur l’humanité, personne d’entre nous n’est Dieu pour se permettre de l’affirmer. Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour le punir mais pour le sauver cf. Jn 3 ,17. Dieu est Amour 1 Jn 4,8. Entre les années 587 et 538 avant Jésus-Christ, le Peuple de Dieu a considéré son exil à Babylone comme un châtiment du péché, mais ce qu’il considérait comme un effet de la colère de Dieu n’était que le résultat de son refus de l’aimer. La colère de Dieu est le « feu » d’un amour refusé ; elle n’est pas du côté de Dieu mais du côté de la personne qui refuse d’aimer Dieu. Dieu ne se met pas en colère, il est Amour.

3. Dieu ne veut pour nous ni le mal, quel qu’il soit, ni la mort, ni la souffrance, mais il les permet parce qu’il respecte notre liberté. Il a pris pour nous ce risque pour que nous puissions l’aimer librement et par dessus tout. « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie : on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir. La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre, car la justice est immortelle ». Sg 1,13-15

4. « Dieu a créé l’homme incorruptible, il a fait de lui une image de sa propre identité. C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde. Ils en font l’expérience ceux qui prennent parti pour lui ». Sg 2,23-24

5. Quand Dieu a créé l’homme et la femme il « les bénit et leur dit « remplissez la terre et soumettez-la » Gn1,28.  Cela veut dire en clair qu’il revient à l’homme et à la femme de mettre en œuvre toutes leurs capacités au service du monde créé bon et beau par Dieu et pour notre bonheur. En conséquence la science médicale est un moyen pour Dieu de gouverner le monde, le soigner s’il est blessé et guérir ses blessures. Par le travail du médecin, Dieu exerce sa Providence sur l’ensemble de l’humanité. Obéir au médecin quand il prescrit une ordonnance, spécialement en période d’épidémie, c’est obéir à Dieu.

6. L’Église n’est pas absente du monde. Ainsi, le chrétien n’est pas exempt d’obéir à toute autorité légitimement constituée dont il dépend. « Que chacun soit soumis aux autorités supérieures, car il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu et celles qui existent sont établies par Lui » Rm 13,1. St Paul parlait en ces termes au temps de l’empereur Néron, tyran bien connu. Le chrétien est donc tenu de se conformer aux directives sanitaires émanant de l’autorité dont il dépend.

7. Dieu est le « maître de l’impossible », il n’est lié par personne pour agir, même pas par les lois qu’il a édictées pour le gouvernement du monde. Il est par conséquent le maître des lois de la nature. Il peut donc faire des miracles et il en fait depuis les origines de l’humanité.  A cet effet, nous devons le prier de nous libérer des épidémies, d’éclairer et de soutenir la recherche médicale, le courage et la compétence du personnel soignant et de service, et de nous aider à trouver les moyens de fortifier l’espérance des malades en les aidant à s’abandonner entre les mains de Dieu qui ne veut que notre bonheur.

8. Comme le Peuple de Dieu en exil à Babylone, nous sommes privés de prières en commun et de belles liturgies ; profitons-en pour rendre au Seigneur un « culte en esprit et en vérité », pour lui dire notre désir de le voir et de l’aimer, et pour lui faire la première place dans un cœur le plus souvent encombré de désirs inutiles sinon pervers.

Et qu’il en soit ainsi pour chacun.

Annonces du 15 mars 2020

Paroisse Saint-Matthieu

Communio

15 mars 2020 – 3ème dimanche de Carême –  Année A 

1ère lect : Ex 17, 3-7   

Ps94   

2ème lect : Rom 5, 1-2.5-8  

Év. Jn 4, 5-42

CONTRE LA FAIM, 

L’HEURE DE L’ÉCOLOGIE INTÉGRALE A SONNÉ

« Apprendre à recevoir son propre corps, à en prendre soin et à en respecter les significations, est essentiel pour une vraie écologie humaine. La valorisation de son propre corps dans sa féminité ou dans sa masculinité est aussi nécessaire pour pouvoir se reconnaître soi-même dans la rencontre avec celui qui est différent. De cette manière, il est possible d’accepter joyeusement le don spécifique de l’autre, homme ou femme, œuvre du Dieu créateur, et de s’enrichir réciproquement. »

Pape François « Laudato Si » &155

ASSURER L’ÉGALITÉ entre les HOMMES et les FEMMES

Dans de très nombreux pays, l’égalité entre les femmes et les hommes n’existe pas et les droits des femmes ne sont pas respectés. Les paysannes sont souvent privées de l’accès à la terre. Elles n’ont pas le droit d’en hériter ou d’en être propriétaire. Pourtant, elles jouent un rôle essentiel dans l’agriculture. Elles travaillent dans les champs, dans les fermes et veillent à ce que toute la famille soit nourrie. Elles contribuent à transmettre les bonnes pratiques agricoles, à fabriquer des produits naturels qu’elles valorisent et prennent en main les questions environnementales. 

Promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes est une dimension essentielle de l’agroécologie car de nombreuses actions sont soutenues par des groupements de femmes. Dans beaucoup d’organisations soutenues par le CCFD-Terre Solidaire, les paysannes prennent toute leur place. En République démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu, le CCFD-Terre Solidaire soutient la fédération de groupements de femmes paysannes UWAKI qui œuvre à faire reconnaître un statut socio-économique et politique à la femme congolaise et les aide à accéder à la terre. En Afrique du Sud, aux côtés de la Rural Women Assembly (RWA), elle encourage les cultivatrices à participer à des assemblées rurales ou à des ateliers pour se former sur les méthodes agricoles, discuter des pratiques, défendre leurs droits et leur rôle dans le développement. Au Burundi, la fédération forme les femmes à l’entretien de jardins potagers, à la gestion de pépinières. 

Encourager les femmes, donner de la voix aux cultivatrices, montrer que leur travail est précieux pour la communauté, favoriser le dialogue entre les hommes et les femmes, faire reconnaître les violences faites aux femmes. Encourager les hommes à prendre conscience de leurs actions, de la manière dont ils traitent les femmes, notamment en favorisant des postures bienveillantes et équitables entre hommes et femmes. Toutes ces actions sont des solutions importantes dans la longue marche pour l’égalité entre les femmes et les hommes. 

En ce temps de Carême et de partage, ayons l’audace de changer notre regard sur l’autre et sur nous-mêmes.

PROPOSITIONS DE CARÊME

St-Jacques La Colle : chapelet à 17h suivi de la messe à 17h30 et non à 18h30 – tous les vendredis de Carême sauf Vendredi Saint – 

suivie de « Théo spaghetti » partage d’Évangile, repas frugal en vue d’une offrande pour le CCFD –Terre solidaire

Chemin de Croix tous les vendredis de Carême 15h

Ste-Famille – Cagnes sur mer    /  Notre-Dame de la mer – Cros de Cagnes

St-Pierre – Haut de Cagnes        /  St-Christophe – Villeneuve-Loubet plage

Couvent de Passe-Prest – Saint-Paul de Vence

Dimanche 15 mars 18h Ste-Famille messe avec « scrutin » pour les jeunes et les adultes se préparant au baptême. Prions pour eux

GAOUA: Samedi 14 et dimanche 15 mars  Quête à l’issue des messes pour notre paroisse sœur du Sacré-Cœur de Gaoua 

REPAS PARTAGE : Dimanche 15 mars 12 h 30 Maison Saint Bernard. La Colle. Un moment convivial  et chaleureux. Aucun besoin de réserver.    

Libre  participation aux frais. Renseignements : 06 64 28 38 47

Groupe de prière PADRE PIO : Lundi 16 mars 17h30   Notre-Dame de la mer chapelet suivi de la messe paroissiale à 18h30

Rencontres sur la Foi Catholique : 19h- 22h Maison St Bernard La Colle Repas. Court enseignement puis échange

Lundi 16 mars: Etre chrétien, c’est quoi ?

Libre participation aux frais du repas Renseignements : 06 12 33 14 21

DOYENNÉ : Mardi 17 mars pour les prêtres, diacres, religieuses et laïcs délégués des paroisses St-Véran-St-Lambert et St-Matthieu à la Ste-Famille 9h Messe 

Psaume 94

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,

mais écoutez la voix du Seigneur ! 

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

3ème  dimanche de Carême  

« Assurer l’égalité entre hommes et femmes »

CHERCHER UN CHEMIN DE CONVERSION POUR AGIR AVEC AMOUR ET JUSTICE 

Le peuple a soif, il récrimine (Ex 17). Jésus épuisé a soif ; la Samaritaine vient puiser de l’eau au puits de la rencontre. À égalité, un homme, une femme, ils osent dialoguer. De l’Horeb (« sec », en hébreu) jaillit l’eau pure : ne la cherchons-nous pas ? « J’ai soif ! » – une des sept paroles de Jésus en croix. De son côté, jaillit l’eau vive. Dieu nous a créé femme et homme à son image. Cette égalité première est malheureusement souvent mise à mal, consciemment ou inconsciemment. 

Comment collectivement pouvons-nous nous interroger sur la place donnée à chacune et chacun d’entre nous ? 

Quels moyens pouvons-nous trouver pour rétablir cet équilibre de ce besoin des uns des autres ? 

Comment  j’entre en dialogue, sur un même pied d’égalité, avec l’autre ?

Vous pouvez laisser vos réponses à ces questions dans le panier près de l’arbre de Carême de nos églises. Elles y seront accrochées anonymement pour faire une floraison de bonnes intentions

OFFRIR UNE ACTION DE GRÂCE AU SEIGNEUR 

Prières pour nos différences Toi, le Différent, Dieu Tout-Autre, nous te remercions pour nos différences. Tu les as crées pour notre joie, hommes et femmes, de peaux, de cultures, de religions, de savoirs, de conditions et de convictions aux couleurs multiples et changeantes faites pour la découverte et l’étonnement. Ouvre nos cœurs et nos intelligences à leurs beautés. Fais-nous la grâce d’y découvrir notre unité. Amen. 

Relais d’Adoration pour les  » 24heures pour le Seigneur » 

Vendredi 20 mars 2020

17h00 – 18h00 : Eglise de Tourrettes sur Loup

17h : Ouverture des « 24H pour le Seigneur »: Célébration pénitentielle

18h00 -20h : Cathédrale  Notre-Dame de la Nativité– Vence 

18h : Messe suivie de l’exposition du Saint Sacrement 

20h – 7h00  : Couvent de Passe Prest, Saint Paul de Vence 

23h : Office des Complies        02h Office des Lectures

Adoration toute la nuit, en relais d’une heure

Samedi 21 mars 2020

7h00 – 9h00 :  Eglise  Saint Marc, Villeneuve Loubet village

07h : Office des Laudes – Exposition du Saint Sacrement – 

08h : Récitation du Chapelet, Mystères Joyeux 

9h00-12h:  Eglise de la Sainte Famille, Cagnes 

09h :  Messe. Office de Tierce – Exposition du Saint Sacrement 

10h : Récitation du Chapelet, Mystères Lumineux

12h : Office de Sexte 

12h00 – 15h00 : Eglise Saint Jacques, La Colle sur Loup 

Exposition du Saint Sacrement 

14h : Récitation du Chapelet, Mystères douloureux

15h00 – 17h00 :  Eglise  Saint Christophe, Villeneuve Loubet plage

16h : Récitation du Chapelet, Mystères Glorieux 

Exposition du Saint Sacrement – 

17h00-19h00 :  Notre Dame de la mer, Cagnes

Exposition du Saint Sacrement 

17h : Office des Vêpres  – Exposition du Saint Sacrement 

18h : Bénédiction du Saint Sacrement- Messe 4ème dim de Carême

Possibilité de recevoir le Sacrement de Réconciliation

Inscription souhaitée pour le relais

St- Matthieu : 04 93 20 67 14 / St-Véran-St-Lambert :04 93 58 42 00

Pape François, Extraits de son message de Carême

En ce Carême de l’année 2020, je voudrais donc étendre à tous les chrétiens ce que j’ai déjà écrit aux jeunes dans l’Exhortation Apostolique Christus vivit« Regarde les bras ouverts du Christ crucifié, laisse-toi sauver encore et encore. Et quand tu t’approches pour confesser tes péchés, crois fermement en sa miséricorde qui te libère de la faute. Contemple son sang répandu avec tant d’amour et laisse-toi purifier par lui. Tu pourras ainsi renaître de nouveau »    (n. 123). La Pâque de Jésus n’est pas un événement du passé : par la puissance de l’Esprit Saint, elle est toujours actuelle et nous permet de regarder et de toucher avec foi la chair du Christ chez tant de personnes souffrantes. 

 J’invoque l’intercession de la Très-Sainte Vierge Marie 

pour ce Carême à venir, afin que nous accueillions l’appel 

à nous laisser réconcilier avec Dieu, 

pour fixer le regard du cœur sur le Mystère pascal 

et nous convertir à un dialogue ouvert et sincère avec Dieu. 

C’est ainsi que nous pourrons devenir ce que le Christ dit de ses disciples : sel de la terre et  lumière du monde (cf. Mt 5, 13-14)